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Pendant des années, la menace liée aux drones est restée largement sous-estimée, perçue davantage comme un risque potentiel que comme une réalité opérationnelle.
Cette distinction est en train de disparaître.
Partout en Europe, les incursions de drones suscitent des préoccupations croissantes autour des installations militaires, des aéroports et des infrastructures critiques. En France, des activités récentes de drones ont notamment été signalées au-dessus du camp militaire de Mourmelon, du site Eurenco de Bergerac et de l’Île Longue, qui abrite la base française de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.[1]
Parallèlement, les enseignements tirés de l’Ukraine et d’autres conflits récents ont montré à quelle vitesse une technologie de drone peu coûteuse et largement accessible peut passer du statut d’outil commercial à celui de plateforme de surveillance, de perturbation ou d’attaque.
La France doit désormais faire face aux conséquences de cette évolution pour la sécurité sur son territoire.
Un rapport du Sénat français publié en juillet 2026 dresse un constat sans détour : les drones, les capacités de lutte anti-drones, la robotique et l’intelligence artificielle transforment profondément la conduite de la guerre, et la France ne s’est pas encore suffisamment adaptée.[2]
L’Ukraine illustre l’ampleur de cette transformation. Selon le Sénat, l’Ukraine a utilisé environ 15 000 drones par jour et produit 4,5 millions de drones en 2025, une production qui pourrait dépasser 10 millions d’unités en 2026.[2]
Le défi tient également à la rapidité de cette évolution. Le Sénat estime que le délai moyen entre l’apparition d’une nouvelle technologie et le développement d’une contre-mesure est désormais d’environ six semaines.[2]
Pour les organisations chargées de la sécurité, la conclusion est claire : les capacités de lutte anti-drones ne peuvent pas être conçues pour faire face à une menace figée.
Le sujet occupe également une place croissante dans l’agenda français de sécurité intérieure. Le SGDSN fait état d’une feuille de route interministérielle et d’un centre d’essais visant à accélérer le développement de technologies de détection et de neutralisation des drones adaptées au secteur civil, y compris aux opérateurs privés.[3]
Il ne s’agit pas uniquement d’un enjeu de défense.
Lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, les autorités françaises ont déployé des systèmes de lutte anti-drones combinant radars, caméras, détection des radiofréquences, logiciels de commandement et de contrôle et contre-mesures électroniques.[1]
Mais le défi s’étend désormais au-delà des installations militaires et des événements exceptionnels.
Les opérateurs d’infrastructures critiques ont de plus en plus besoin de comprendre ce qui se passe dans l’espace aérien autour de leurs installations. La France étudie notamment la manière dont la protection anti-drones pourrait être étendue aux opérateurs d’importance vitale (OIV), c’est-à-dire aux organisations publiques et privées dont les activités sont considérées comme essentielles au fonctionnement de la nation.[1]
La question n’est donc plus simplement de savoir si les sites critiques sont exposés à un risque lié aux drones, mais de déterminer comment les organisations peuvent mettre en place la visibilité, les processus et les technologies nécessaires pour comprendre ce risque et y répondre de manière appropriée.
Lorsque l’on évoque la « lutte anti-drones », l’image qui vient souvent à l’esprit est celle de la dernière étape : un drone brouillé, intercepté ou neutralisé d’une autre manière.
Sur le plan opérationnel, le défi commence bien plus tôt.
Les équipes de sécurité doivent d’abord pouvoir répondre à plusieurs questions : Qu’y a-t-il dans l’espace aérien ? Où se trouve le drone ? De quel type de drone s’agit-il ? Est-il autorisé ? Où se trouve le télépilote ? Et son comportement indique-t-il une menace potentielle ?
Le Sénat français décrit les opérations de lutte anti-drones autour de quatre fonctions complémentaires : détection, classification, identification et neutralisation.[2]
Le commandement et le contrôle assurent le lien entre ces différentes fonctions : il s’agit de pouvoir combiner les informations provenant de plusieurs capteurs, créer une vision opérationnelle partagée et coordonner la réponse appropriée.[2]
Aucun capteur ne peut, à lui seul, répondre à toutes les questions. La détection des radiofréquences, les radars, les caméras et d’autres sources de données peuvent chacun fournir différentes couches d’information.
Combinés intelligemment, ces signaux deviennent plus qu’une simple alerte. Ils permettent de créer une véritable connaissance de la situation.
L’une des conclusions les plus importantes du rapport du Sénat français est aussi l’une des plus simples :
Aucune solution unique ne peut répondre à l’ensemble des menaces posées par les drones.[2]
Le Sénat préconise au contraire plusieurs couches de protection successives, dont l’efficacité dépend de leur capacité à fonctionner ensemble.[2]
Un petit drone commercial approchant d’un stade présente un défi différent de celui d’un aéronef sans pilote non identifié évoluant à proximité d’une installation nucléaire. De même, les moyens d’intervention dont dispose une installation militaire peuvent être très différents de ceux accessibles à un opérateur civil d’infrastructure critique.
Une protection anti-drones efficace repose donc de plus en plus sur une approche multicouche : combiner différentes technologies de détection, rassembler leurs données au sein d’une vision opérationnelle commune, identifier les menaces potentielles et relier ces informations à des procédures de réponse clairement définies.
L’objectif n’est pas simplement de détecter davantage d’objets dans le ciel. Il s’agit de fournir aux équipes de sécurité suffisamment d’informations pour prendre la bonne décision, au bon moment.
Pour les organisations chargées de protéger plusieurs sites, détecter un drone sur un site donné ne représente qu’une partie du défi. Les équipes doivent également comprendre comment cette activité est liée à ce qui se passe ailleurs et connecter les informations relatives à l’espace aérien à l’ensemble du dispositif de sécurité.
Une détection sur un site constitue un incident. Une activité répétée sur plusieurs sites peut devenir une source de renseignement.
Cette approche a déjà été mise en œuvre lors de grands événements internationaux. Lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, les solutions de sécurité de l’espace aérien d’Axon ont été déployées pour soutenir les 11 stades américains de la compétition ainsi que plus de 50 autres sites, notamment des fan zones, des camps de base d’équipes et d’autres sites stratégiques.[5]
La plateforme Dedrone C2 a regroupé les données issues des radars, des capteurs radiofréquences et des caméras au sein d’une vision opérationnelle unique. Les informations relatives à l’espace aérien ont également été intégrées à Axon Fusus, permettant aux équipes participantes de travailler à partir d’une vision opérationnelle partagée plus large.[5]
À mesure que la France renforce la protection de ses infrastructures critiques et d’autres environnements sensibles, la capacité à connecter les capteurs, les sites et les opérations de sécurité deviendra de plus en plus importante.
La France dispose d’un écosystème de défense et de technologie sophistiqué, composé à la fois d’entreprises établies et de start-up innovantes développant des capacités dans les domaines des drones, des systèmes de lutte anti-drones et de l’intelligence artificielle.[2]
L’enjeu consiste désormais à transformer ces capacités en préparation opérationnelle, au rythme imposé par une menace en évolution rapide.
Cela nécessite des technologies, mais la technologie seule ne suffit pas. Une sécurité efficace de l’espace aérien repose également sur des procédures opérationnelles claires, un cadre réglementaire adapté, des mécanismes d’acquisition suffisamment flexibles et une intégration plus étroite entre les organisations chargées de protéger l’espace aérien et celles responsables de la sécurité au sol.
Avant tout, cela commence par la visibilité.
C’est là que Dedrone peut intervenir.
Dedrone fournit une plateforme ouverte et multicapteurs dédiée à la sécurité de l’espace aérien et aux opérations de lutte anti-drones. DedroneTracker.AI rassemble les données provenant des technologies de détection prises en charge — notamment les capteurs radiofréquences, les radars, les caméras et d’autres sources — au sein d’une vision opérationnelle commune.[6]
Les équipes de sécurité peuvent exploiter ces différentes couches d’information pour détecter, suivre, identifier, classifier et neutraliser l’activité des drones, évaluer les menaces potentielles et prendre des décisions plus éclairées quant à la réponse à apporter.
Son architecture ouverte permet également d’intégrer des capteurs tiers pris en charge ainsi que des infrastructures de sécurité existantes compatibles, afin d’aider les organisations à capitaliser sur leurs investissements actuels et à s’adapter à l’évolution des menaces.[6]
Aujourd’hui, la technologie Dedrone protège plus de 1 130 sites dans le monde, au service d’organisations de défense, d’agences gouvernementales, d’aéroports, d’établissements pénitentiaires, d’opérateurs d’infrastructures critiques et de grands événements publics.[6]
Dedrone figure également parmi les fournisseurs de solutions de lutte anti-drones sélectionnés dans le cadre des accords-cadres annoncés par l’Agence OTAN de soutien et d’acquisition (NSPA), permettant aux pays membres de l’OTAN et aux pays partenaires éligibles d’accéder aux solutions Dedrone par l’intermédiaire d’un dispositif d’acquisition préqualifié.[6]
Alors que la France renforce son approche en matière de lutte anti-drones, les organisations responsables de sites sensibles devraient se poser une question essentielle :
Dans quelle mesure maîtrisez-vous aujourd’hui ce qui se passe dans votre espace aérien ?
Découvrez comment Dedrone by Axon peut aider votre organisation à détecter et comprendre l’activité des drones, et à y répondre.
[1] Le Monde, Olivier Pinaud, « En France, face à la montée de la menace, la lutte antidrone passe à l'échelle industrielle », 9 mars 2026.
[2] Sénat français — Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Ronan Le Gleut, Hélène Conway-Mouret et Étienne Blanc, « La guerre des drones : l'urgence d'un sursaut stratégique français », rapport d'information n° 861 (2025–2026), 7 juillet 2026.
[3] Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Rapport d'activité 2025, « S'adapter aux nouveaux défis de la lutte anti-drones », publié le 29 avril 2026.
[4] Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), « L'essor des drones aériens civils en France : enjeux et réponses possibles de l'État », rapport du Gouvernement au Parlement, octobre 2015.
[5] Axon, 2026 FIFA World Cup — European Perspective, 2026.
[6] Axon, Axon Named Among Selected Providers for NSPA Counter-UAS Framework Contracts, 2026.